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Dossier « Mangeux de bananes séchées »… la suite

Texte de Michel Fradette, éditeur

Magazine MOD4x4.com

Le temps passe doucement et le quotidien reprend son cours normal. Bien entendu, rien ne sera plus jamais pareil pour des générations à venir à Lac-Mégantic et toute sa région avoisinante. Rien ne pourra jamais effacer la douleur du drame vécu, mais vivre éternellement dans les larmes ne saurait en rien ramener ce qui a été perdu. Les disparus voudraient que l’on survivre et non nous noyer à jamais dans les pleurs. Nous nous souviendrons toujours de vous, même si nous reprenons notre quotidien… et nous nous retrouverons assurément.

Ceci dit, il est maintenant temps de tirer une conclusion sur cette saison rocambolesque de 4×4 hors route dans la région du Granit. Dans le but de nous remettre dans le contexte, nous nous souviendrons qu’à la suite de la vile attaque de madame Monique Sholz, de Sentier Frontaliers, contre le 4×4 hors route, MOD4x4 n’avait eu d’autre choix que de se sentir interpellé. Nous n’avons jamais eu de réponse de madame Sholz. La réponse est plutôt venue de Monsieur Rémi Tremblay, chroniqueur au journal L’echo de Frontenac. Cependant, avant même que nous ayons eu la chance de répliquer à chacune de ces personnes, le drame incommensurable de Lac-Mégantic se déroulait sous nos yeux. Devant l’ampleur de ce drame, nous comprendrons tous qu’il aurait été plus qu’inopportun et irrespectueux de continuer le débat. Mais le temps passe… et le temps est venu de répondre…

MONSIEUR TREMBLAY…

Quelle ne fut pas ma surprise de constater toute la place que vous m’accordiez, dans votre billet intitulé « Les sentiers de la discorde », paru le 13 juin dernier dans l’echo de Frontenac. Sincèrement, vous m’accordez beaucoup trop d’honneur en m’interrogeant personnellement dans celui-ci. Ceci dit, puisque vous m’ouvrez toute grande la porte de la discussion et, surtout, que je demeure convaincu que dans l’échange se cache la solution, voici ma réponse.

SE FOUTRE DES COUPS DE PELLE SUR LA TÊTE

Dans un premier temps, je tiens à vous rassurer, je suis entièrement d’accord avec vous lorsque vous écrivez que « Trouver un terrain d’entente entre les utilisateurs de véhicules hors route et les adeptes du tourisme vert axé sur le vélo, le cheval et la randonnée pédestre relève de la grande diplomatie ». D’ailleurs, sur ce point, différents endroits adoptent cette approche pour assurer la durabilité du plein potentiel récréotouristique de leur région. Nous en avons été témoins, cet été par exemple, dans le cadre du Jamboree 50e Parallèle Nord, de Sept-Îles. Là-bas, aussi, la cordialité entre adeptes des sports motorisés et non motorisés (je préfère cette terminologie à la vôtre, si vous me le permettez, qui m’apparaît trop dichotomique. Quand vous écrivez « utilisateurs de véhicules hors route et adeptes du tourisme vert », cela donne l’impression que les premiers mentionnés ne sont automatiquement pas « verts »!!! Sans vouloir tomber dans la scatologie, je me permettrai de vous faire remarquez que le cheval de l’adepte « vert » de randonnée équestre, par exemple, n’est pas « sans trace » sur les terres publiques. La preuve en est même visible parfois sous les semelles des adeptes verts de randonnée pédestre) ne fût pas toujours au beau fixe. Encore aujourd’hui, certains heurts isolés font parfois écho dans la population. Cependant, à bout de sagesse et de diplomatie, tous les acteurs de la région (et utilisateurs de la même terre publique si besoin de précision est) ont bien compris que de la discorde ne pouvait résulter que la stagnation du dossier et, pire encore, l’interdit pour tous de profiter du bonbon. Maintenant, il n’est pas rare de constater le partage de certaines sections de sentiers. De toute façon, vous savez comme moi que, si dans notre carré de sable l’on continu à se foutre gaminement des coups de pelle sur la tête… maman finira pas sévir et nous obliger à nous entendre. À défaut, nous finirons tous dans le même coin, comme une bande de petits morveux, à rêver de ces terres publiques dont nous aurions pu tous profiter main dans la main. Donc, oui à la diplomatie (encore faut-il demander à ceux qui mènent les études de bien vouloir arrêter de se cacher en annulant leurs rencontres à la dernière minute par peur des adeptes de 4×4… ceux-ci comprennent de quoi je parle).

LA CRISE DU GANG DES CHOUCLAQUES

Vous dites aussi que le « Gang des chouclaques » a fait une « montée de pression pleinement justifiée après des années à se laisser intimider par le vroum vroum des envahisseurs venus d’ailleurs! ». Ça, pas besoin de me le dire. Ce n’était pas difficile de constater que leur geste s’apparentait beaucoup plus à de l’agressivité improvisée qu’une véritable conférence de presse. La tite-madame était choqué en « pas pour rire », c’est certain! w320_h180J’en ai presque fait une plainte au CA de l’organisation puisqu’à titre de membre de Sentier Frontalier (eh oui, surprise), je m’interroge à savoir si je désire être représenté de cette façon auprès du public et des autorités gouvernementales. Ceci dit, je me questionne d’avantage sur le sens de vos écrits lorsque vous me traitez « d’envahisseur venu d’ailleurs ». C’est quoi le problème? Vous ne voulez pas me voir chez-vous? Vous désirez conserver « votre terre publique » juste pour votre petit plaisir? Voir des gens venir d’ailleurs dans votre région ne vous fait pas plaisir? Moi et mes semblables, qui venons d’ailleurs, vous nous voyez comme des « envahisseurs »? Désolé de vous dire ça Rémi (eh oui, j’ai décidé de rapprocher les liens entre vous et moi d’un seul coup. Paf! Une grosse accolade et un premier pas mettons vers un rapprochement), mais ce n’est pas très gentil. Je dirais même que vous me faites de la peine et que c’est presque assez pour que je « contourne » dorénavant vote région. Une précision cependant avant de reprogrammer mon GPS : voulez-vous bien me dire d’où vous vient l’idée que les terres publiques vous appartiennent et que tous « les étranges (comme on le dit en campagne) » sont des envahisseurs? Allons, revenez à la civilisation et surtout sur notre terre publique québécoise qui… de droit… est publique… d’où le terme « publique » justement.

DE KESSÉ UN MEA CULPA?

Qu’elle ne fut pas aussi ma stupéfaction lorsque vous m’avez dit que « Naïvement, j’ai pensé qu’un tel cri du cœur pouvait suffire à inciter les quelques personnes visées par la mise en garde à mettre de l’eau dans leur vin, à reconnaître certains comportements abusifs et, après leur mea culpa, présenter une formule d’excuses dans le genre: «bon, on n’est pas toujours fins, mais on va essayer de s’emmieuter!» N’importe quoi qui aurait eu l’air d’une main tendue vers ceux qui se sont donné pour mission principale d’«aménager, construire et entretenir un réseau de sentiers de randonnée non motorisée sur le territoire des MRC du Granit et du Haut Saint-François». Randonnée non motorisée: ça semble clair, non? ».

Bien… la Fédération des clubs 4×4 du Québec tente de vous parler et moi-même j’écrivais que la communauté 4×4 hors route désirait vous rencontrer. Ça semble clair, non? ON VEUT VOUS PARLER. Plus que ça, je signale à votre place. Pis, pour ce qui est du mea culpa que vous semblez attendre de notre part, désolé de vous le dire, mais on repassera. De kessé « faire notre mea culpa »? On passe à la confesse ou bien on fait des affaires? Notre mea culpa… elle est bonne. Plutôt que de regarder en arrière je vous propose de vous tourner vers l’avenir pour commencer à bâtir quelque-chose? « Je vais te parler, mais à la condition que tu me dises que c’est méchant ce que tu as fait ». Ha! Ha! Ha! Elle est bonne. Vous me faites une blague là, hein? Bon ok, si ça peut aider… je m’excuse… pis je vous donne un gros bec à pincette. On peux-tu maintenant laisser de côté les enfantillages et discuter…

Defi-climatPIRATE OU FLIBUSTIER?

Je dois également vous avouer que j’ai bien rit lorsque vous m’avez traité « de «pirate» ou de «flibustier» flottant, pavillon au vent, dans une mer de sarcasmes ». Ha! Ha! Ha! Elle est bien bonne… venant de personne qui s’octroient sans vergogne et à leur seul usage exclusif des terres publiques, avouez que c’est bien drôle. Ha! Ha! Ha! Toujours le mot pour rire… sacrés « verts ». J’ai aussi bien rit lorsque vous faites allusion à la « tête de mort apparaissant sur la page d’accueil de notre site ». Ha! Ha! Ha! Elle est bien bonne. Désolé, je n’avais jamais remarqué cet élément visuel de l’un de nos principaux annonceurs. Imaginez lorsque vous remarquerez la publicité « verte » de Tread Lightly », dans la colonne de droite de notre magazine. J’attends avec impatience la bonne blague à ce sujet. Et tant qu’à faire, depuis maintenant trois ans, nous participons au « Défi Climat ». Voilà un autre sujet pour me pondre l’une de vos comparaisons amusantes qui me font bien rire. Malheureusement, vous n’avez retenu que la tête de mort… dommage.

NOUS DISONS LA MÊME CHOSE… MAIS VOUS N’ÉCOUTEZ PAS

Je suis cependant redevenu sérieux quand vous avez affirmé qu’il « faudrait juste qu’il m’explique une chose, Michel. Pourquoi ces groupes–là viennent pratiquer leur loisir ici et pas sur le mont Adstock, le mont Orford ou name it ! Pourquoi ils se croient justifiés de contourner les obstacles dressés sur leur chemin par les gestionnaires des terres publiques, en utilisant les scies à chaine pour couper les arbres et tracer des voies d’accès secondaires ? Pourquoi les opérateurs forestiers qui prélèvent de la matière ligneuse dans la forêt habitée du mont Gosford payent des droits d’accès à hauts prix et sont contraint à des mesures environnementales les plus sévères sous peine de lourdes amendes pour gagner leur pain, alors qu’eux n’ont qu’à se pointer avec leurs engins, se proclamer maîtres des lieux, redessiner les lits des ruisseaux à leur bon gré, Sans titrejuste pour le fun, et repartir chez eux en toute impunité, avec le sentiment d’avoir été de bons protecteurs de la nature et d’avoir laissé sur leur passage des revenus touristiques en billets bruns? ».

Il est justement là le problème Rémi (j’aime vraiment ce nouveau lien d’amitié entre vous et moi). Nous disons la même chose, mais vous n’écoutez pas. Le 4×4 hors route change. La majorité des amateurs de 4×4 hors route n’endossent plus cette forme de pratique non respectueuse de la nature ou des biens d’autrui. Vous savez, nous vivons dans le même monde que vous et les membres du « Gang des chouclaques ». Nous aussi nous sommes sensibles aux problématiques environnementales. Le problème ne vient pas d’une incompréhension de notre part, mais plutôt de l’exercice démagogique du Gang des chouclaques qui considèrent que la faute de quelques-uns devraient être payée par tous. C’est comme dire que tous les amateurs de randonnées pédestres sont des criminels parce que l’autre jour, un groupe de rebelles en chouclaques s’est permis de jeter un sac vide de bananes séchées dans le bois. Et ne venez pas me dire que mon exemple ne tient pas la route. J’arpente moi-même les parcs nationaux et, chaque fois, je fini mon sentier avec un jolie petit sac de déchets laissés par d’autres randonneurs en chouclaques. Pas des amateurs de 4×4… des randonneurs… à pieds… comme le Gang des chouclaques.

LE 4X4 HORS ROUTE POUR PARTICIPER À REMETTRE LA VILLE SUR SES RAILS

C’est pour cette raison que je m’évertue à vous dire que si vous pouviez démontrer ne serait-ce qu’un peu d’ouverture à la discussion, plutôt que de vous attarder à des futilités comme une tête de mort sur un site Web, vous pourriez peut-être régler votre problème. Bien entendu, ceci implique que vous devez partager un peu de « votre » terre publique… pas totalement, mais un peu. Cependant, en bout de ligne, je demeure convaincu que tous y gagneraient. Malheureusement, le partage ne semble pas faire partie de votre stratégie. Votre approche semble plus s’inspirer de l’île de la Tortue sur laquelle, en pseudo pirates Anglais, Hollandais, Espagnols ou Français (à vous de choisir) vous désirez sacrer tout le monde dehors pour jouir seul du butin. Il nous ferait pourtant si plaisir de participer, par le biais de notre passion, « à remettre la ville sur ses rails »…

VIVRE HORS ROUTE… PENSER HORS NORMES… MOD4X4.COM

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