Logo

Bienvenue!

Devenez membres de mod4x4.com pour créer des liens avec les autres membres du site, former des groupes et gagner des badges.


Inscription

L'inscription est facile et rapide. Vous n'avez qu'à remplir les champs et votre inscription sera complété.

Mot de passe oublié?

Un nouveau mot de passe vous sera envoyé par courriel.

Connexion de membres

logo MOD 4X4

Conte de Noël vrai d’un amateur de 4×4 hors route

Conte de Noël vrai dun amateur de 4×4 hors route

Voilà quelques années, le Québec a connu l’un de ses hivers le plus neigeux des dernières décennies. Vous vous en souvenez, n’est-ce pas? C’est cette année où il y avait tant de neige, que l’on ne savait plus quoi en faire à chaque nouvelle accumulation. Comme les hivers précédents avaient été moins extrêmes en fait de bordées de neige, j’étais loin de me douter de toute l’aventure que j’allais vivre en ce 24 décembre de voilà quelques années…

Pourtant, tout avait bien débuté

Bien que la journée s’était réveillée de façon radieuse sur les montagnes du nord, l’après-midi était maintenant beaucoup plus froid. Pas super froid, mais tout de même prêt du froid qui devient tout à coup « frette ». De toute évidence, la petite madame de la météo n’avait pas eu tort pour une fois. Il allait faire assurément très froid ce soir et surtout, cette nuit de Noël. Elle avait aussi vu juste en prédisant que le vent se lèverait avant que la tempête annoncée ne se pointe le bout du nez dès le matin du 25. En fait, c’était clair… il valait mieux se préparer à devoir passer un bon bout de temps bien au chaud, sur le bord de l’antre du foyer.

chaletFace à cette perspective, je vais vous avouer que je n’avais pas perdu de temps à préparer ma soirée dans mon chalet de bois rond. Ici, au creux de la forêt nordique, isolé de presque tout, il valait mieux bien se préparer à ces « gros temps ». Entre vous et moi, j’étais un peu fébrile et heureux à l’arrivée de cette température de grosse tempête hivernale. Cependant, il n’était pas question de prendre ça à la légère. Cela c’était produit plus d’une fois, lors de tempêtes souvent moins sévères que celle annoncée, que mon chalet de bois rond au milieu de la forêt perdre le peu de liens, téléphonique et électrique, qui le relient au monde moderne. Une seule branche fracassée suffisait à complètement m’isoler le temps que le beau temps revienne ; ce qui peut se traduire par quelques jours, ici au Nord. Tout ceci est sans compter les fameuses légendes du village. En bas, au creux de la vallée, à quelques kilomètres d’ici, tout le monde connaissait l’histoire, par exemple, du vieux Dupré. Ok, j’en conviens, comme pour toutes bonnes légendes de perron d’église, il y avait sûrement de l’exagération, mais aussi sûrement… une part de vérité.

peinture 1Pour vous faire une histoire courte, par un soir comme ce soir, le vieux Dupré avait mal évalué la méchanceté du temps qui s’en venait. Comme il disait, ce vieux trappeur, ce n’est pas avec une seule morsure qu’un loup réussi à avaler un ours. Il semblerait que cette fois, cependant, le vieux Dupré avait mal évalué la grosseur des crocs du loup qui arrivait vers lui. Seul au milieu du bois, dans sa cabane, en plein cœur d’une tempête d’une intensité à épeurer le plus brave des ours polaire, après avoir brûlé ses dernières bûches dans son foyer, le vieux Dupré s’était mis dans la tête de se rendre à sa « shed à bois » pour ramener quelques bonne brassés… question de ne pas mourir de froid. Pas une grosse affaire… juste 3 ou 4 bonnes brassées allait lui suffire à attendre les premiers rayons du matin. À chacun de ses voyages, en suivant la corde qu’il avait attachée entre son camp et sa « shed », pour ne pas se perdre au cœur de la tempête, le vieux Dupré s’était mis dans la tête de se réchauffer un peu le corps, le cœur et la tête avec une bonne petite gorgée d’Ungava Dry Gin à 43%. Pas une grosse gorgée, mais juste ce qu’il fallait pour se donner le courage, à chaque voyage, pour reprendre sa corde direction la « shed ». Un p’tit verre… pas plus. La rumeur des vieux qui connaissaient bien le vieux Dupré, et également les effets de l’Ungava Dry Gin, ont évalué que ce serait entre sa cinquième et sa sixième brassé qu’il serait disparu. Comme une étoile filante, entre la porte de son chalet et ses cordes de bois… le vieux Dupré est disparu dans le blizzard. Plus personne ne l’a jamais revu. Quand on avait fini par réussir à rejoindre son camp, inquiet de ne plus avoir de nouvelle, tout ce que les gens avaient trouvé comme trace du drame était une petite corde cassée, entre son camp et sa shed, et… un peu plus loin dans le bois… une bouteille vide de Gin pis une vielle paire de bottes !

Alors, vous comprenez maintenant pourquoi j’avais mis tout mon après-midi à préparer pour m’assurer une belle soirée et une bonne nuit de Noël, bien au chaud, dans mon chalet. Pas question pour moi de faire comme le vieux Dupré et de me transformer en légende du Grand Nord. Oh que non! Moi, c’était clair dans ma tête. Dès que la pénombre aller se pointer, je serais déjà en train de popoter mon repas, bien au chaud. Dehors, les arbres allaient craquer de froid et la tempête allait pouvoir tout emporter, moi, à la lueur des chandelles, j’allais avoir les pieds près des flammes et la main heureuse sur un bon verre de scotch.

Ah! Quil fait bon être auprès du feu

Finalement, ce n’est qu’en toute fin d’après-midi que mon travail fut complété. De toute évidence, la noirceur du soir ne mettrait plus de temps à s’installer. La journée avait été longue, mais fort satisfaisante. Tout était prêt. La neige commençait légèrement à tomber. Cependant, lorsque l’on portait attention à la cime des arbres, il était évident que ce calme relatif ne persisterait pas longtemps avant de laisser la place à un souffle plus soutenu. Tout en haut, le vent commençait déjà à pousser les branches comme des fouets dans l’air… de plus en plus glacial d’ailleurs. C’est clair qu’il ne ferait pas beau d’ici quelques heures.

Fier du travail accomplis, je venais à peine de franchir le pas de la porte de mon chalet lorsque je m’aperçu du problème. Mais comment avais-je pu être aussi idiot? Merde! J’étais pourtant certain d’avoir tout prévu. Comment avais-je pu seulement oublier d’acheter ces foutues chandelles? Vous allez me dire que ce n’est pas essentiel. Cependant, lorsque l’on considère que j’allais devoir presqu’assurément passer toute une soirée et une nuit sans électricité, celles-ci m’apparaissaient essentielles. Mon scénario était parfait et je ne voulais pour rien au monde y faire offense. J’avais prévu un superbe souper et, ensuite, dans ma bonne veille chaise berçante en bois qui craque, à la chaleur du foyer, un verre de bon single malt pour me tenir compagnie, j’allais finalement passer au travers ce livre que je m’étais offert en cadeau. Puis, mort de fatigue, j’allais probablement m’endormir sur le divan, prêt de l’immense « baie window ». Tout était tellement parfait…

Eh bien non, bordel! Tout n’était pas parfait. En fait, en une fraction de seconde, tout venait de foutre le camp! Pas de chandelle, si l’électricité venait à manquer, ce qui allait sûrement ce produire, tout mon scénario tomberait à l’eau. L’instant d’une fraction de seconde, je faillis me raisonner et penser intelligemment. À l’extérieur, la neige et le vent se faisaient de plus en plus menaçants. Rapidement, je fis le calcul. Il n’était qu’environ 17 heures et descendre au village allait me prendre environ 30 minutes. Donc, en faisant cela rapidement, je serais facilement de retour d’ici une heure… une heure 15 tout au plus. Ok, il commençait bien à y avoir une certaine accumulation de neige dans le sentier, mais avec le Jeep, ce n’était pas un problème. Il en fallait pas mal plus pour m’empêcher de faire ce petit aller-retour de façon sécuritaire. Sans plus penser, je remis mon manteau et go dans le Jeep… direction le village.

magazinFinalement, la descente ne fut pas vraiment plus difficile qu’à l’habitude. De toute façon, ce sentier pour me rendre au village est toujours relativement enneigé même s’il se trouve à l’abri sous les arbres pour sa majeure partie. J’arrivai donc dans le temps fixé au village et, en à peine le temps d’entrer au magasin général, prendre 2 grosses boites de chandelles, payer celles-ci et échanger quelques mots avec le proprio, j’étais déjà sur mon retour. C’est lorsque je quittai les dernière lueurs du village que la réalité me rattrapa. Le temps s’était vraiment gâté dans la dernière heure. En fait, il s’était foutrement gâté. Le plaisir de l’aller vers le village, tout à coup, s’annonçait comme un certain défi pour le retour en haut de la montagne. Heureusement, j’étais équipé pour me rendre, mais je ne pouvais me cacher une certaine petite crainte. Il était temps que je retourne au chalet, et ce, sans perdre plus de temps. Je ne suis pas du genre peureux, mais je ne pouvais maintenant me cacher que j’avais une certaine hâte d’arriver au chalet et de barrer la porte derrière moi.

Une montée plus difficile que prévue pleine dimprévus

Après le village, je n’ai que quelques centaines de mètres à faire avant d’arriver à l’entrée du sentier qui mène à mon chalet. Une personne non initiée n’y verrait rien, mais juste là, au bord de la route, il y a bien une entrée de sentier. Rapidement, je m’élançai donc au travers les arbres. Je le connaissais pas cœur ce sentier. Je crois que si l’on me lançait le défi, un jour, je pourrais le faire aller-retour sans peine les yeux fermés. Je me surpris tout de même, à mi-distance de ma destination, à devoir enclencher mes « locker » avants et arrières. Ce n’était pas normal. Il était maintenant clair que la neige avait repris possession du sentier et que cette tempête maintenant présente n’en serait pas une comme les autres. Je me pris à rire en pensant à la petite présentatrice un peu nunuche de la météo qui, dans son studio de télé ce matin, annonçait une « bombe météorologique ». Ha ha ha! PAF! C’est qui le chanceux qui vient de la manger dans la gueule ta bombe ma belle? Ha ha ha.  J’étais à m’essuyer les yeux mouillés par mon presque fou rire que j’écrasai à mort la pédale de frein! NON DE DIEU! MAIS QU’EST-CE QUE C’EST QUE ÇA? MAIS QU’EST-CE QUE ÇA FOUT EN PLEIN MILIEU DU SENTIER CETTE PATENTE LÀ!

… ne manquez pas la suite!

 

Profile photo of MOD4x4.com

Auteur:

0 Commentaire

Soyez le premier à laisser un commentaire!

Laissez un commentaire





Image CAPTCHA
*