1 ere étape du rallye aujourd’hui !
C’est aujourd’hui que les jeunes gazelles plongent dans le grand bain avec une première étape d’une durée minimale de 10h15 et 135km (dans l’idéal). Cette dernière mêle toutes les difficultés… avec une relative indulgence. L’objectif consiste, au fil des 6 CP (contrôles de passage) à mettre les équipages en condition. Une version longue du condensé qu’était hier le prologue.
Ce dernier a d’ailleurs encore une fois prouvé toute son utilité, la plupart des gazelles l’ayant exploité avec profit : pour le 212 (Gaëtane LAUNAY et Karine ENGEL – Bolloré Africa Logistics), il a permis par exemple d’instaurer une confiance en elles-mêmes mais aussi une confiance mutuelle.
Pour le 22 (Peggy PERNAUDAT et Floriane BERNABEU – RDAI) « On a pu appréhender les limites du véhicule et comprendre les reliefs. Nous n’avons fait que deux balises pour nous économiser. Mais aujourd’hui, on va prendre plus de risques sans s’écœurer pour autant »témoignent les deux sœurs.
Dès la sortie du bivouac, Gazelles -mais aussi organisateurs- ont commencé à manier pelles et rails de désensablement dans les herbes à chameau. Quelques tankages vite résorbés, heureusement. Les équipages ont ensuite abordé un terrain roulant et ouvert, avec en toile de fond, les dunes de Merzouga : rosées par la lumière du matin, modelées de brumes bleutées, elles évoquent la palette impressionniste.
Le premier CP a été vite rejoint sauf cas isolés comme le 146 (Ingrid SCHEERLINCKX et Carine LEPAGE – Suzuki – Club RTL) toujours à la recherche de sa première balise et immobilisé par une crevaison en tout début de matinée. Dans le secteur de Khorb el Atil, les équipes d’assistance médicale et technique attendent au croisement des pistes militaires, aux confins du Maroc et de l’Algérie. Au croisement des parcours E, B et D, ils sont à portée d’intervention. Même si les demandes sont en général rarissimes en début de journée -la gazelle étant d’un naturel opiniâtre- c’est le principe de précaution et de sécurité maximale qui prévaut sur le rallye.
Sans grande difficulté en terme de navigation et de franchissement, le parcours a permis aux débutantes et mêmes aux plus expérimentées detirer les leçons d’erreurs minimes mais pénalisantes, comme le 162 (Marie TERRU et Michèle HORTOLA – Chavanne Michel) qui perd sa feuille de route, ce qui les pénalise « forfaitairement » de 80km.
Après le reg, noir, caillouteux, ouvert, la difficulté majeure de l’épreuve consistait à traverser l’oued el Refaya entre les balises 2 et 3 des différents parcours. A partir de midi, elles furent plusieurs à « se tanker »…et à pelleter sous une chaleur éprouvante. Le 231 peste comiquement avec des mots d’oiseau, le 151 s’en sort grâce à l’aide du 193. Entre les balises 3 et 4, la silhouette reconnaissable entre toutes du Djebel el Beg’ase découpe sous le ciel clair. Elle offre des points de repère aisément identifiables.
Dans la lumière rasante de l’après-midi finissant, sa beauté est également une récompense pour nos Gazelles : forteresse minérale dominant de sa masse à l’est, les ronde-bosses de l’oued émaillé par le vert doré des herbes à chameau et à l’ouest, les éboulis de silex luisants et de lave sédimentée. Au-delà de la conduite et de l’orientation, c’est aussi cela, le Rallye Aïcha des Gazelles du Maroc : des paysages d’une beauté à couper le souffle.
Demain je vous ferai un résumé de la première journée de quelques une de nos équipes québécoises !!
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